pour 6 religieuses
Religieuses
pour 8 parts
Paris-Brest
pour 8 parts
Saint-Honoré
pour 4 personnes
Profiteroles
pour 20 gougères
Gougères
pour 35 choux
La pâte à choux
pour 25 chouquettes
Chouquettes
pour 10 éclairs
Éclairs
8 pâtisseries à base de choux, du plus facile au plus exigeant
Craquelin pour pâte à choux : recette, épaisseur, pose
Une pâte, huit descendants
Chou, éclair, religieuse, paris-brest, saint-honoré, gougère, croquembouche, chouquette — même base, même geste, huit destins.
La pâte à choux ne ressemble à aucune autre pâte de la pâtisserie française. On ne la mélange pas à froid, on la cuit deux fois : une première fois dans la casserole, une seconde au four. Cette rubrique rassemble ce qui tourne autour d’elle — la pâte elle-même, ses ratés, ses déclinaisons et les garnitures qui vont avec.
Le principe : de l’eau qui devient vapeur
Dans la casserole, l’eau, le beurre et la farine forment la panade, que l’on dessèche sur le feu. Au four, l’eau restée prisonnière de cette panade se transforme en vapeur et pousse la pâte de l’intérieur : c’est ce qui creuse le chou. Il n’y a ni levure ni poudre levante là-dedans, et c’est pour cette raison que tout se joue sur deux gestes — le dessèchement de la panade, puis la quantité d’œufs qu’on lui fait absorber.
Ces deux gestes se tiennent l’un l’autre. Plus on évapore d’eau dans la casserole, plus la pâte pourra prendre d’œufs ensuite, et c’est l’œuf qui donne à l’enveloppe sa souplesse. Le déroulé complet, avec les repères d’une étape à l’autre, est détaillé sur la recette de base de la pâte à choux.
Les repères du geste, pas le minuteur
On ne juge pas une pâte à choux à la montre, on la juge à l’œil et à la main. La panade est prête quand elle se détache en boule et laisse une fine pellicule au fond de la casserole. Les œufs s’incorporent un à un, jamais d’un seul coup, et on s’arrête quand la pâte forme un ruban qui retombe lentement en pointe. Trop ferme, elle montera peu ; trop souple, elle s’étalera sur la plaque.
Reste à la dresser, ce qui est un geste à part entière : la régularité des choux sur la plaque décide de leur régularité à la sortie du four. Tenue de la poche, angle, pression, décrochage — le dressage à la poche reprend chacun de ces points pour ceux qui obtiennent des choux de tailles inégales.
Quand ça rate
Un chou qui s’affaisse, un chou plat, un chou creux ou fendu : ce sont quatre symptômes distincts, et une seule de ces causes tient au four. La première fois, j’ai accusé mon four alors que ma pâte était simplement trop humide. C’est cette confusion que démêle la page pourquoi les choux retombent, symptôme par symptôme, avec ce qui se rattrape et ce qui ne se rattrape pas.
Le craquelin et les déclinaisons
Le craquelin est un disque de pâte posé sur le chou cru avant cuisson : il donne le dessus craquelé et une forme plus régulière. La recette du craquelin explique comment le préparer et le découper, et la page consacrée aux choux craquelin de Philippe Conticini détaille sa manière de les monter.
La même pâte se décline ensuite dans les deux registres. En sucré, les chouquettes sont le format le plus direct : pâte à choux, sucre en grains, rien à garnir. En salé, les choux salés pour l’apéritif montrent que la panade s’accommode très bien de fromage et d’herbes.
Garnir, et par où commencer
Un chou garni vaut ce que vaut sa garniture, et la première d’entre elles reste la crème pâtissière : c’est la base dont dérivent la plupart des autres, et celle qu’on rate le plus souvent par excès de vitesse.
Pour une première fournée, mieux vaut commencer par une forme courte et pardonnante plutôt que par une pièce montée. La sélection des recettes de choux les plus abordables sert exactement à ça : choisir la première à faire, avant de remonter vers les techniques une fois le geste installé.